Titre
Négociations dans le wagon et signature sous contrainte
Description
La délégation allemande, conduite par le civil Matthias Erzberger (centre catholique), traverse les lignes le 7 novembre. Elle est conduite, les yeux bandés, jusqu'à la clairière de Rethondes où stationne le train du commandant suprême allié, le maréchal Ferdinand Foch. Les pourparlers débutent le 8 novembre à 9h du matin. Foch et l'amiral britannique Wemyss présentent les conditions alliées, préparées après consultation des gouvernements. Il n'y a pas de négociation possible : il s'agit d'une capitulation militaire. Les clauses sont extrêmement dures : évacuation sous 15 jours de tous les territoires occupés (Alsace-Lorraine, Belgique, France), ainsi que de la rive gauche du Rhin ; livraison d'un matériel de guerre colossal (5 000 canons, 25 000 mitrailleuses, 1 700 avions, la flotte de haute mer) ; annulation des traités de Brest-Litovsk et de Bucarest. L'Allemagne doit en outre renoncer à la flotte de guerre, dont le sort sera décidé plus tard. Après avoir transmis les conditions à Berlin et reçu l'autorisation du gouvernement provisoire, Erzberger signe l'armistice à 5h20 du matin, le 11 novembre. Il entre en vigueur à 11h00, marquant la fin de plus de quatre années de combats. Le cessez-le-feu est respecté sur la plupart des fronts, bien que des combats sporadiques aient lieu jusqu'à la dernière minute.
