Introduction
Tuvalu, anciennement connu sous le nom d'îles Ellice, est un archipel de neuf atolls coralliens dispersés sur environ 1 300 000 km² d'océan. Son point le plus élevé ne dépasse pas 4,5 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui en fait l'un des pays les plus bas et les plus menacés par les effets du réchauffement climatique. Malgré son isolement et ses ressources limitées, Tuvalu a développé une identité nationale forte et joue un rôle de premier plan dans les négociations internationales sur le climat.
Geographie
Les neuf atolls habités sont Funafuti (le siège du gouvernement), Nanumanga, Nanumea, Niulakita, Niutao, Nui, Nukufetau, Nukulaelae et Vaitupu. Le pays est composé de récifs coralliens, de lagons et d'étroites bandes de terre (motu). Le sol est pauvre et poreux, limitant l'agriculture. La végétation est principalement constituée de cocotiers, de pandanus et de buissons. Le climat est tropical, avec une saison des pluies de novembre à mars, et le pays est régulièrement touché par des cyclones. La rareté de l'eau douce est un problème chronique.
Histoire
Les îles furent peuplées par des Polynésiens vers le Ier millénaire av. J.-C. L'explorateur espagnol Álvaro de Mendaña les aperçut en 1568. Au XIXe siècle, les baleiniers et les marchands d'esclaves (blackbirders) fréquentèrent la région. En 1892, les îles Ellice devinrent un protectorat britannique, puis furent intégrées au protectorat des îles Gilbert et Ellice en 1916. En 1974, à la suite d'un référendum, les Polynésiens des Ellice se séparèrent des Micronésiens des Gilbert. Les îles Ellice accédèrent à l'indépendance sous le nom de Tuvalu le 1er octobre 1978. Le pays est membre du Commonwealth.
Politique
Tuvalu est une monarchie constitutionnelle parlementaire. Le monarque du Royaume-Uni (Charles III) est le chef de l'État, représenté par un Gouverneur général tuvaluan. Le pouvoir exécutif est exercé par le Premier ministre, élu par le Parlement monocaméral, le Fale I Fono, composé de 16 membres. Il n'existe pas de partis politiques structurés ; les alliances parlementaires sont fondées sur des liens familiaux et insulaires. La gouvernance est décentralisée, chaque île ayant son propre conseil. La politique étrangère est largement axée sur la lutte contre le changement climatique et la recherche de solutions pour la survie à long terme de la nation.
Economie
L'économie de Tuvalu est l'une des plus petites du monde, avec des ressources naturelles très limitées. L'agriculture de subsistance (cocotiers, tarot) et la pêche sont les principales activités. Les transferts d'argent des marins tuvaluans employés sur des navires marchands étrangers constituent une source vitale de revenus. Les revenus du domaine internet .tv, cédé sous licence à une société américaine, et les intérêts du Fonds fiduciaire de Tuvalu (créé avec l'aide de donateurs internationaux) sont des piliers du budget national. L'aide internationale, notamment de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'Union européenne, est cruciale. Le tourisme est très limité en raison de l'éloignement et des infrastructures.
Culture
La société tuvaluane est traditionnellement communautaire et hiérarchisée, avec un fort respect pour les aînés. La musique et la danse (fatele) sont des expressions culturelles centrales lors des rassemblements. L'artisanat comprend le travail du bois, la vannerie et la fabrication de nattes en pandanus, qui ont une grande valeur sociale et cérémonielle. Le christianisme (Église de Tuvalu, congrégationaliste) est profondément ancré et influence tous les aspects de la vie. Le sport national est le te ano (un jeu de volley-ball traditionnel), et le football est également populaire. La préservation de la langue tuvaluane face à la globalisation est un enjeu culturel important.
Tourisme
Le tourisme est à petite échelle en raison des difficultés d'accès (un seul vol international hebdomadaire depuis Fiji vers Funafuti) et du manque d'infrastructures hôtelières. Les attractions principales sont la beauté naturelle préservée des atolls, les lagons turquoise, la plongée avec masque et tuba sur les récifs coralliens, et l'observation d'oiseaux marins. Le site le plus connu est la Conservation Area de Funafuti, une zone marine protégée dans le lagon. Les visiteurs peuvent également découvrir le mode de vie traditionnel dans les villages. Le tourisme est considéré comme un secteur à développer de manière durable, sensible aux fragilités environnementales et culturelles du pays.
