Introduction
Harare, métropole vibrante et capitale administrative du Zimbabwe, incarne à la fois l'héritage colonial britannique et l'identité post-indépendance d'une nation africaine. Perchée sur le Highveld, elle bénéficie d'un climat tempéré et d'une végétation luxuriante qui lui valent le surnom de 'ville du soleil'. Centre névralgique du pays, elle concentre les institutions gouvernementales, les sièges sociaux des grandes entreprises et une vie culturelle dynamique, tout en faisant face aux défis économiques et urbains contemporains.
Description
Harare s'étend sur une vaste zone urbaine organisée autour d'un centre-ville aux gratte-ciels modernes, comme le Reserve Bank Tower, et de quartiers résidentiels verdoyants tels que Borrowdale, Avondale ou Mount Pleasant. La ville est structurée par de larges avenues, dont l'emblématique Robert Mugabe Road, souvent ombragées de jacarandas qui offrent un spectacle violet spectaculaire au printemps. Parmi ses espaces verts célèbres, le parc des expositions de Harare (Harare Gardens) et le Jardin botanique national abritent une flore diversifiée. La ville possède des infrastructures culturelles notables comme la Galerie nationale du Zimbabwe, le Théâtre répertorié et le monument des Héros nationaux. L'économie repose sur les services, la finance, le commerce et l'industrie manufacturière légère, avec un marché informel très actif, illustré par le fameux Mbare Musika.
Histoire
L'histoire de Harare commence en 1890 avec la colonne de pionniers de la British South Africa Company de Cecil Rhodes, qui établit un fort nommé Fort Salisbury en l'honneur du Premier ministre britannique. Le site est choisi pour sa position stratégique et son climat sain. D'abord simple avant-poste, Salisbury se développe rapidement, devenant la capitale de la Rhodésie du Sud en 1923, puis de la Fédération de Rhodésie et du Nyassaland en 1953. La ville connaît une croissance importante après la Seconde Guerre mondiale. En 1980, à l'indépendance du Zimbabwe, Salisbury est rebaptisée Harare, d'après le nom d'un chef shona, Neharawa. Sous la présidence de Robert Mugabe, la ville devient le symbole de la souveraineté retrouvée, mais aussi le théâtre des tensions politiques et économiques du pays. Elle a accueilli en 1980 la cérémonie historique de l'indépendance au Rufaro Stadium.
Caracteristiques
Harare se distingue par plusieurs traits caractéristiques. Son altitude (1483 m) lui confère un climat subtropical des hautes terres avec des étés chauds et pluvieux et des hivers secs et ensoleillés, aux nuits fraîches. L'urbanisme mêle un plan en damier du centre-ville à des lotissements résidentiels spacieux. L'architecture est éclectique, allant des bâtiments coloniaux (Cathédrale anglicane St Mary and All Saints) aux immeubles de bureaux modernes et aux complexes shopping malls. Démographiquement, Harare est une ville jeune et majoritairement shona, avec une diversité ethnique croissante. C'est également un pôle éducatif, abritant l'Université du Zimbabwe (fondée en 1952). La vie sociale s'articule autour des marchés, des églises et des événements sportifs, notamment le cricket et le football.
Importance
Harare est d'une importance capitale pour le Zimbabwe. Elle est le siège de toutes les institutions politiques du pays : la présidence, le parlement (bien que celui-ci ait été partiellement déplacé à Mount Hampden pour le nouveau Parlement), le gouvernement et la justice. Économiquement, elle génère une part substantielle du PIB national et abrite la Bourse du Zimbabwe (ZSE). Sur le plan régional, elle est un nœud de communication pour l'Afrique australe, avec l'aéroport international Robert Gabriel Mugabe et des liaisons routières et ferroviaires vers l'Afrique du Sud, le Mozambique et la Zambie. Culturellement, Harare rayonne à travers ses festivals (le Festival international des arts de Harare - HIFA), sa scène musicale (qui a donné naissance au genre 'Zimdancehall') et sa production littéraire. Elle reste le principal point d'entrée pour les diplomates, les investisseurs et les touristes visitant le Zimbabwe, malgré les difficultés économiques.
