Introduction
Bucarest, située dans le sud de la Roumanie, est une métropole vibrante et contrastée, cœur battant de la nation roumaine. Capitale depuis 1862, elle a connu des périodes de grande splendeur, des destructions massives et des transformations radicales, reflétant les tumultes de l'histoire du pays. Aujourd'hui, elle s'affirme comme une capitale européenne majeure, alliant une vie culturelle intense, une architecture éclectique et une énergie palpable.
Description
La ville s'étend sur une superficie d'environ 228 km² et compte une population de près de 2 millions d'habitants (environ 2,3 millions avec l'agglomération). Son plan urbain est organisé autour de larges boulevards, comme la célèbre Calea Victoriei (Voie de la Victoire), bordée de bâtiments historiques, de musées et de boutiques. Le centre-ville, partiellement piétonnier, est animé autour de la Place de la Révolution et de la Piața Unirii (Place de l'Union). La ville possède de nombreux parcs et lacs, dont le parc Herăstrău et le lac Cișmigiu, offrant des espaces de verdure appréciés des habitants. L'architecture est un mélange saisissant de styles néoclassique, art nouveau, brutaliste communiste et contemporain.
Histoire
Les premières mentions de Bucarest remontent à 1459, dans un document signé par Vlad Țepeș (l'Inspirateur de Dracula), qui y établit une forteresse. Elle devient la capitale de la principauté de Valachie en 1659. Au tournant du XXe siècle, sous le règne du roi Carol Ier, la ville connaît un âge d'or et est profondément remodelée par des architectes français, gagnant son surnom de "Petit Paris". Gravement endommagée pendant les deux guerres mondiales et par un tremblement de terre en 1977, Bucarest subit la transformation la plus radicale sous la dictature de Nicolae Ceaușescu (1965-1989). Celui-ci fit raser un quart historique entier pour construire la "Maison du Peuple" (aujourd'hui Palais du Parlement) et l'immense Boulevard de la Victoire du Socialisme (aujourd'hui Boulevard de l'Union). La Révolution roumaine de 1989, qui renversa Ceaușescu, eut pour épicentral la Place du Palais (devenue Place de la Révolution). Depuis, la ville s'est engagée dans un processus complexe de modernisation et de réconciliation avec son patrimoine.
Caracteristiques
Plusieurs monuments et quartiers définissent l'identité de Bucarest. Le Palais du Parlement est le symbole le plus marquant de l'ère Ceaușescu et le deuxième plus grand bâtiment administratif au monde après le Pentagone. L'Athénée roumain, salle de concert de style néoclassique, est un joyau architectural et le siège de l'Orchestre philharmonique "George Enescu". L'Arc de Triomphe, inspiré de son homologue parisien, célèbre la victoire roumaine de la Première Guerre mondiale. Le quartier historique Lipscani, avec ses rues pavées et ses bâtiments anciens restaurés, est le centre de la vie nocturne et bohème. La ville est également un pôle religieux important, abritant le Patriarcat roumain et plusieurs églises orthodoxes remarquables, comme l'église Stavropoleos. Bucarest est le principal centre universitaire et de recherche du pays.
Importance
Bucarest est le moteur économique de la Roumanie, concentrant près d'un quart du PIB national et les sièges des principales entreprises et institutions financières. C'est le nœud des transports routiers, ferroviaires et aériens du pays (aéroport Henri Coandă). Sur le plan culturel, la ville organise des festivals internationaux (comme le Festival international de film de Bucarest - BIFF et le Festival George Enescu), possède de nombreux musées (dont le Musée national d'Art de Roumanie et le Musée du Paysan roumain) et une scène artistique contemporaine active. En politique, elle accueille le Parlement, le gouvernement, la présidence et les ambassades étrangères. Membre de l'Union européenne depuis 2007, Bucarest cherche à renforcer son rôle de capitale régionale en Europe du Sud-Est.
