Introduction
Le Parthénon est le temple le plus célèbre de l'Acropole d'Athènes, construit au Ve siècle av. J.-C. sous l'âge d'or de Périclès. Dédié à la déesse protectrice de la cité, Athéna Parthénos (la Vierge), il incarne l'apogée de l'architecture et de la sculpture grecques classiques. Plus qu'un simple lieu de culte, il servait aussi de trésor pour la ligue de Délos et était un monument à la gloire d'Athènes, célébrant sa victoire contre les Perses et sa suprématie politique et culturelle.
Histoire
Sa construction, débutée en 447 av. J.-C., fait partie du vaste programme de reconstruction de l'Acropole, détruite par les Perses en 480 av. J.-C. Financé par les ressources de la ligue de Délos, il est achevé en 432 av. J.-C. Le temple a connu de nombreuses transformations : église byzantine dédiée à la Vierge Marie au VIe siècle, cathédrale catholique romaine au XIIIe siècle, puis mosquée après la conquête ottomane en 1458. En 1687, un obus vénitien frappa le bâtiment, utilisé comme poudrière par les Ottomans, provoquant une explosion catastrophique. Au début du XIXe siècle, Lord Elgin, ambassadeur britannique, obtint l'autorisation d'en retirer une grande partie de la décoration sculptée (les « marbres d'Elgin »), aujourd'hui conservée au British Museum, source d'un contentieux international toujours actuel.
Architecture
Le Parthénon est un temple périptère octostyle (8 colonnes en façade, 17 sur les côtés longs) de style dorique. Ses dimensions sont de 69,54 m sur 30,87 m. Son génie réside dans l'application sophistiquée de corrections optiques pour créer une impression de perfection et d'harmonie. Les lignes horizontales (stylobate, architrave) sont légèrement convexes, les colonnes sont renflées (entasis) et inclinées vers l'intérieur, et les colonnes d'angle sont plus épaisses. Ces subtilités compensent les distorsions de la vision humaine. Le bâtiment abritait la colossale statue chryséléphantine (or et ivoire) d'Athéna Parthénos, œuvre de Phidias, haute d'environ 12 mètres. Deux frises ornaient le temple : la frise dorique des métopes (scènes de combats mythologiques) et la célèbre frise ionique continue, longue de 160 m, représentant la procession des Panathénées.
Symbole
Le Parthénon est le symbole par excellence de la démocratie athénienne, de la philosophie, des arts et de la rationalité classique. Il représente l'idéal d'équilibre, de proportion et de beauté (le « canon ») qui a influencé toute l'histoire de l'art occidental. C'est aussi un monument à la gloire civique, célébrant la puissance et la piété d'Athènes. Aujourd'hui, il incarne la résilience de la culture grecque et est un emblème national de la Grèce. Son état de ruine partielle, objet de restaurations continues, témoigne aussi des vicissitudes de l'histoire et des enjeux de la conservation du patrimoine mondial.
Visite
Le Parthénon se visite dans le cadre du site archéologique de l'Acropole d'Athènes. Il est accessible à pied depuis le centre-ville. L'entrée est payante et comprend aussi les autres monuments de l'Acropole (Érechthéion, Propylées, temple d'Athéna Nikè) et le théâtre de Dionysos. Il est conseillé de visiter tôt le matin ou en fin d'après-midi pour éviter la foule et la chaleur estivale. Un billet combiné permet d'accéder à d'autres sites antiques d'Athènes. Des échafaudages et des grues sont souvent présents en raison des travaux de restauration en cours depuis des décennies. La visite du musée de l'Acropole, au pied du site, est indispensable pour comprendre le monument et admirer les sculptures originales qui en proviennent.
